11 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

Solers/99éme commémoration de l’armistice de 1918

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Pour la 99ème fois, l’armistice de 1918 signé à la Rotonde est commémoré au cimetière de Solers.

Gilles Groslevin, maire, accompagné des élus et habitants, a donné lecture du message de Mme la Secrétaire d’Etat aux Anciens -combattants.

Sylvie Cochet et Patrice Vayssière, anciens maires, participaient à cette cérémonie du souvenir.

C’est un millions et demi de militaires jeunes qui disparurent lors de ces années impitoyables.

Ces hommes, sans oublier les femmes victimes aussi, ont donné pour certains jusqu’à quatre années dans la chaleur ou le froid, la boue, la neige et pour finir, leurs vies pour la liberté et l’honneur de notre patrie.

Non, ces sacrifiés privés de leurs vies n’ont pas été de simples délégués syndicaux militant pour vous donner une journée fériée et vous permettre de faire de grasses matinées. C’est pourquoi, il est du devoir de chaque élu, sauf indisponibilité majeure, de donner quelques minutes en ce jour à leurs mémoires. Les habitants ne sont pas exclus, car ils sont aussi citoyens d’une France que j’espère encore libre.  C’est peu d’effort par rapport à ceux qui ont tout donné à notre pays.

Une nation, nous devons d’abord la respecter, pour ensuite nous voir participer à son histoire !

Après le message lu de Mme la Secrétaire d’Etat aux anciens combattants auprès de la Ministre des Armées, le dépôt de la gerbe et la minute de silence, un vin d’honneur convivial été servie en mairie.

Gilles Groslevin, maire, annonce deux grandes cérémonies en 2018, pour les cent ans, soit en avril au pont de Solers, et 11 Novembre exceptionnel.  

Voici le texte de ce message, le vent ayant perturbé la vidéo ci-après.

Commémoration de la Victoire et de la paix

Hommage à tous les Morts pour la France

Message de la Secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées

11 novembre 2017

Message de la Secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées

11 novembre 2017

Quatre-vingt-dix-neuf années ont passé depuis cette fin de matinée où, ce 11 novembre 1918, à 1 1 h, sur le front, les clairons ont surgi pour sonner le cessez-le-feu. Un conflit de quatre ans et demi s’achevait alors.

Si l’avant et I ‘arrière communient dans la fierté nationale, c’est aussi le temps du deuil qui commence face aux pertes considérables, tant civiles que militaires. La Grande Guerre a profondément bouleversé les nations européennes, les équilibres mondiaux sont durablement modifiés.

Cette année, nous célébrons plus particulièrement le centenaire de 1917. Après trois ans de conflit, c’est l’année de la « fatigue des peuples » mais aussi le tournant de la guerre. Sur le temps long, elle s’avère déterminante pour le XXème siècle, Ses conséquences se font encore sentir aujourd’hui.

D’avril à octobre, le Chemin des Dames a rendu son terrible verdict ; cet échec sanglant affecte le moral des combattants et celui de l’arrière. L’armée française n’est pas seule à se sacrifier. Au prix de lourdes pelles, les Canadiens mènent l’offensive à Vimy, les Britanniques à Passchendaele, les Italiens sont vaincus à Caporetto.

Les Etats-Unis rompent avec l’isolationnisme et s’engagent aux côtés de l’Entente. L’arrivée progressive des soldats américains change le rapport de force et va contribuer à forger la victoire. La mondialisation du conflit s’est intensifiée.

Traversée par deux révolutions, la Russie connaît de profonds bouleversements et signe le 15 décembre un armistice avec l’Allemagne. Cette dernière va pouvoir, en 1918, concentrer toutes ses forces sur le front occidental.

Victimes indirectes de la guerre, des centaines de milliers d’enfants en portent les séquelles et se retrouvent orphelins. Ils grandiront seuls ou au sein de familles incomplètes marquées à jamais par la perte. C’est pour leur permettre de vivre dignement que l’Etat crée le 27 juillet 1917 le statut de « pupille de la Nation ». Destiné à l’origine aux orphelins de guerre, il est étendu aujourd’hui aux orphelins d’un parent tué en opération militaire extérieure ou lors d’un attentat terroriste,

Le 16 novembre 1917, il y a presque cent ans, au milieu de la tempête, Georges Clemenceau était appelé à former le gouvernement. Président du conseil el ministre de la guerre, à 76 ans, il appelle à la « guerre intégrale » et remobilise la Nation et les armées avec l’obsession de mener la France à la victoire.

En ce jour du 1 1 novembre, depuis la loi de 2012, nous rendons hommage à l’ensemble des morts pour la France. A ceux tombés lors de la Grande Guerre, lors de la Seconde Guerre mondiale, lors des guerres de décolonisation, à ceux tombés hier et aujourd’hui, lors de nos opérations extérieures partout dans le monde, la Nation reconnaissante rend hommage et perpétue l’indispensable mémoire.  

La Secrétaire d’Etat

VIDEO AU CIMETIERE ( le vent perturbe la prise de sons)

Rédacteur Michel DEVOT

 

 

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